La « Fresque du climat », le point de vue d’un climato-réaliste

Par Daniel Godet, cadre de banque retraité.

Article initialement publié dans France Soir le 21 mars 2025


Qui n’a pas entendu parler de la ‘Fresque du Climat’ parmi les organisations d’une certaine taille (entreprises, administrations, etc.) ? Dans de grands groupes, ou parmi l’encadrement supérieur de l’Etat, par exemple, il n’est plus guère possible de ne pas ‘l’avoir faite’ : cela fait partie du parcours hautement recommandé, voire obligatoire de facto ou de jure, pour demeurer sur une pente de carrière positive, voire tout simplement éviter de se singulariser. La Fresque bénéficie d’une image assez positive, tant parmi les jeunes recrues que les membres de l’encadrement.

J’ai cédé à la curiosité, et participé à l’exercice peu de temps avant mon départ en retraite.

Un exercice très cadré

Démarrage par un tour de table de la quinzaine de participants à l’atelier Fresque du climat : comment chacun se situe-t-il (échelle 0-5) en matière de conviction sur ‘risque et crise climatiques’ ? Ma réponse (0/5) détonne ; la quasi-totalité de mes collègues se situe entre 3 et 5.

La séance proprement dite démarre : distribution par l’animatrice (notre ‘fresqueuse’) du premier lot de 7 ‘cartes’ parmi les 42 que compte le jeu support de l’atelier, créé par l’ingénieur français Cédric Ringerbach en 2015, et diffusé par l’association éponyme.

Chaque carte est lue par un participant à haute voix, et nous devons classer ensemble ces cartes dans une logique causes-effets niveau 1-effets niveau 2, etc. On peut alors passer au lot suivant, et au bout de 4 ou 5 lots, grâce à l’intelligence collective (!) le puzzle est complet : nous avons devant nous une description du problème (les ‘risques climatiques’), de ses sources et des solutions (s’attaquer aux causes : la consommation de biens et services produisant du CO2) à mettre en œuvre vite, vite, car le risque est proche de se concrétiser.

Les participants ont ‘appris’ ; ils peuvent alors se demander comment réduire leur production de CO2 : un voyage en avion de moins ici ou là ; prendre plus souvent son vélo ; consommer moins souvent un steack de bœuf, etc. Chacun s’engage sur telle ou telle action.

La Fresque est fondée sur un univers fermé : le jeu de 42 cartes, les lots successifs à classer. Tout ce qui compte y est. Aucun appel à la créativité : il y a une seule manière de bien ranger les cartes. Les causes sont les causes, et il n’y en a d’ailleurs pas d’autres : aucune possibilité de proposer des explications complémentaires. Les effets sont sans incertitude, ni discussion possible : la Fresque se prétend scientifique, et les participants n’ont pas le niveau pour prétendre objecter.

Un fondement scientifique douteux

La Fresque revendique d’être scientifique (« it’s scientific »). C’est qu’elle se dit fondée sur le rapport de l’Intergovermental Panel on Climate Change – IPCC (en français : GIEC, traduction qui ajoute la notion d’expertise, absente en anglais).

N’étant pas là pour perturber à l’excès un exercice que semblent apprécier mes collègues, je relève juste que certains des effets décrits ne figurent pas dans le dernier rapport du GIEC en 2024 : les évènements climatiques extrêmes, les incendies, les sécheresses et inondations, etc. ; la ‘fresqueuse’ assure au groupe que je me trompe. En fait c’est un cas intéressant : le ‘résumé pour les décideurs politiques’ – un document politique qui est la seule publication lue et commentée dans les media – diverge du rapport scientifique du GIEC :

 Rapport scientifiqueRésumé pour les décideurs
SécheressesTrès faible confianceForte confiance
Inondations, flots extrêmesFaible confianceConfiance moyenne
Incendies de forêtBaisse de 20% en 20 ansAugmentation des incendies

Un vrai tour de magie, de nature purement politique : le résumé pour décideurs est ajusté et validé par les représentants des gouvernements, les ministres de l’environnement ! S’alignant sur le document politique, la Fresque travestit le rapport scientifique, d’autant qu’elle procède par affirmations à 100% : le jeu tout entier ne reflète aucunement les nuances et les incertitudes inhérentes aux évaluations scientifiques.

Pour d’autres sujets, c’est le rapport ‘scientifique’ qui bricole la réalité scientifique : ainsi, pour les ouragans ce rapport a sélectionné la seule étude, parmi les dizaines disponibles sur le sujet, qui identifie un lien entre montée de la température et le nombre ou la fréquence des ouragans.

Fondamentalement, le rapport scientifique est celui d’un groupe qui adhère à la mission unique du GIEC : démontrer la responsabilité humaine dans les phénomènes climatiques, notamment la montée des températures depuis la 1ère moitié du 19ème siècle, au sortir du petit âge glaciaire qui fut la période la plus froide de l’histoire des 10 000 dernières années. Un groupe qui souhaite faire carrière, les financements de recherche étant centralisés et réservés aux tenants de cette thèse.

Dernière étape, un tour de table de ‘debrief’

Dernière étape, un tour de table de ‘debrief’ où notre ‘fresqueuse’ évoque l’enfoncement de la ville de Djakarta dans les eaux comme preuve de la réalité du risque de montée ‘climatique’ des eaux : je lui suggère de consulter Wikipedia pour y lire que cette montée des eaux résulte de l’effet de gravité d’une mégalopole en forte croissance dans un sol marécageux.

Bref, la ‘Fresque du climat’ est une belle réussite marketing (2 millions de participants, 167 pays, 45 langues, 90 000 fresqueurs et fresqueuses), d’ailleurs à l’origine de déclinaisons (fresque de la diversité, etc.), et un outil de propagande efficace. Outil aussi de ‘nudge’ pour des hiérarchies qui sont conduites par la loi à engager leurs organisations dans ces sujets climatiques : la Fresque fait passer la pilule en douceur, le personnel en ressort convaincu.

N’espérez pas y trouver une preuve éclatante, de type ‘smoking gun’, de la thèse centrale, la responsabilité humaine dans une hausse actuelle des températures qui serait problématique.

Si quelqu’un en a une, je suis toujours preneur !


Documentation :

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58 réflexions au sujet de « La « Fresque du climat », le point de vue d’un climato-réaliste »

  1. Merci pour votre article.
    Il se trouve que j’ai également participé à une fresque du climat dans la commune où j’habite, située dans les Alpes-Maritimes.
    Les sujets traités en priorité n’étaient visiblement pas les mêmes, ce qui prouve que le processus n’est pas bien cadré.
    La carte 15 sur le forçage radiatif a été l’objet d’un passage en force, c’est le cas de le dire, car une personne a posé la question sur le lien avec la chaleur et… la discussion est partie en vrille.
    Je suis pleinement d’accord avec vous sur le manque de robustesse des aspects scientifiques.
    J’ajouterais que la réponse officielle à la question 38 est désopilante : « … les conflits armés peuvent affecter la santé humaine ».

  2. ouf!
    retraité depuis 13 ans, j’ai échappé à l’exercice de la fresque. J’aurais eu du mal à me tenir

    mentionnant le rapport GIEC de 2024, vous voulez parler du rapport AR6? Pour moi, il est un peu antérieur

    J’ai regardé rapidement ce rapport, essentiellement à la recherche du chapitre 6 du résumé technique qui semblait être imposé à l’origine, qui existait dans le rapport 4 (« vérités acquises et incertitudes principales » ou quelque chose comme ça) et le rapport 5 ou il ne restait plus que des incertitudes principales (key uncertainties), en très grand nombre, ce qui reflétait un consensus des scientifiques sur le hiatus entre observations et prévisions, et un constat d’incompréhension du système climatique. La magie du GIEC avait réussi à gommer ce résultat et à le retourner dans le résumé pour décideurs (de ce même rapport scientifique). Cerise sur le gâteau, dans la version française, le résumé technique et le résumé pour décideurs sont dans le même document. Il suffit de tourner quelques dizaines de pages pour en avoir l’évidence flagrante.
    A ma grande déception, je n’ai pas trouvé ce chapitre 6 dans AR6. Mais le GIEC pouvait il encore confesser des incertitudes après le « tour de magie » antérieur? Comme il ne pouvait pas non plus écrire « hourra, on a résolu les incertitudes », -les décideurs n’auraient pas compris- il ne restait plus qu’à escamoter ce chapitre 6. aurais je mal analysé?
    Ce qui imposait de creuser , ce que vous avez fait. Merci

    Consolation: la coprésidente française du groupe scientifique AR6 a reconnu des incertitudes profondes et la nécessité d’un gros travail d’amélioration des modélisations. C’était dans la revue des 75 ans du CEA, à la même époque que la sortie du rapport scientifique AR6

  3. J’ai eu en mains ces cartes et j’ai tout de suite vu un jeu idéologique pour enfant de 7 ans! Ça m’a fait
    penser au disque de Phaistios (que je nome ’’tout en tubes’’ comme cette fresque) une espèce de jeu de l’oie qui est décrit comment un objet de l’âge du bronze… blablabla…
    A savoir qu’au ministère de la transition écologique j’ai entendu qu’il fallait évangéliser la population qui était du niveau d’un enfant de 7 ans, oui oui !!
    La fresque = Uno !! C’est pareil !
    J’interventais comme électricien

    • J’ai déjà été confronté à ce genre de niaiserie, à la grande époque des stupidités managériales style « effet papillon » et autres calembredaines.

      Cette pantalonnade pour attardés mentaux finira au même endroit que les âneries mentionnées précédemment: aux oubliettes.

    • On peut y adhérer en s’autoproclamant expert dans le(s) domaine(s) de son choix.
      Si on a fait la « Fresque du climat », c’est un plus ?

  4. Concis, limpide. félicitations
    Aux distorsions entre rapport scientifique et résumé pour les décideurs (« summary pour policy makers »), vous pouvez ajouter les cyclones, tyhons et ouragants.
    Faible probabalibilité ans les rapport scientifique
    Forte profitabilité dans le résumé.

  5. L’article et les commentaires ont tout dit : une vaste fumisterie sur fond de boboïsme d’enfants gâtés irresponsables qui se cherchent une raison d’exister – et accessoirement de se faire une carrière de catastrophiste bien en vue.

    Ceci dit, 90 000 « fresqueurs » sur 900 millions de personnes qui se posent plus ou moins la question, ça ne fait que 1 sur 10 000 : 4 fois moins que le taux de CO² dans l’atmosphère ! Le vrai problème, c’est l’invasion de la propagande écologiquement correcte dans pratiquement tous les médias, particulièrement ceux qui étaient autrefois un service public digne de ce nom et sont toujours payés par nos impôts.

    L’ACR devrait trouver le moyen d’intervenir factuellement dans ce débat qui risque d’avoir des conséquences financière (donc sociales) catastrophiques pour les génération (françaises) futures.

    • bonjour,
      regardez vous meteo-climat sur France2. je trouve ces enfants ( 8 – 10 ans) qui posent des questions sur le climat intellectuellement brillants. La messe est bien apprise et le vocabulaire est précis. Un show hollywoodien de singes savants. Je vais me convertir à la nouvelle religion, les intervenants sont trop hillarants dans ce monde de catastrophes permanent

  6. Eloquent, Daniel… merci de ce témoignage sans prétention et qui nous en dit tant : j’espère échapper à ce lavage de cerveau en entreprise digne des plus pures méthodes staliniennes, avec l’aveu public forcé (réitéré en « brief » et « debrief ») de toute déviance idéologique forcément coupable (avec les éventuelles conséquences professionnelles dans cette véritable chasse aux sorcières de quiconque ne marche pas dans la voie droite)…
    – Une simple remarque : « IPCC » = « Intergovermental (et non  » International », énorme nuance qui souligne bien tout l’aspect politique de l’institution) Panel on Climate Change »).
    – Une question : pourriez-vous mettre les liens, svp, qui nous renvoient directement au grand écart souligné dans votre tableau entre le « rapport scientifique » et le « résumé pour les décideurs », si possible ?
    Merci d’avance.

    • Oh la, oui, merci pour la rectification « intergovernmental » !
      Pour les références précises au texte, voyez le 3ème lien qui suit l’article ! tout est dans la vidéo.

  7. J’ai été obligé aussi de faire la fresque et l’organisateur ne connaissait même pas la définition d’un climat…
    Nul part il est question, par exemple, de la « faible vraisemblance » du pire scénario (Chap 1, AR6), le SSP5-8.5, ni du tableau 12.12 de l’AR6 sur le bilan global et rassurant qui concerne l’observation des extrêmes. Aucune mention des incertitudes mentionnées dans l’AR6 non plus.

    J’avais rencontré par ailleurs le Cédric Ringerbach il y a une quinzaine d’années. Quand il parlait de Jean marc Jancovici, on aurait dit dans son regard tout à coup quasiment mystique qu’il parlait presque de Jésus !

    Bref, vu le nombre de personnes obligées de faire la fresque, les affaires marchent bien pour The Shift Project…

  8. Voir aussi :
    Florence Gaunet, Anne Vigouroux, Marie Jeanne Trouchaud, Michel Hirschowitz, Alice Guyon. Evaluation de l’efficacité d’outils innovants d’intelligence collective pour promouvoir le concept de “ One Health ” et le passage à l’action : une revue narrative. HEGEL, La revue de santé Intégrative., 2024, ff10.3917/heg.141.0045ff. ffhal-04728140f

    Sans commentaire !

  9. Petite histoire sur cette « fresque ».

    Début 2024, un de mes fils ingénieur pour une grande entreprise française a vu une note de service passer concernant la participation à une journée « fresque du climat ». Lui n’en a pas grand chose à faire il sait que tout cela est de la propagande. Dans son service d’environ 50 personnes ils étaient une majorité, 35 de mémoire, à ne pas avoir répondu à ladite invitation. La responsable qui s’est faite rappeler à l’ordre a alors demandé à l’équipe de venir, disant que sinon cela serait mal vu et pourrait nuire à la carrière !

    Mon fils et de deux ses copains et collègues décident finalement d’y aller. Et évidemment ils ne se sont pas gênés pour mettre systématiquement les animateurs (2 personnes) en défaut. Les 2 animateurs en question étaient jeunes, saturés d’idéologie gauchiste (lors de l’intro un a soutenu que le patriarcat participait au réchauffement climatique) , et n’avaient aucune compétence scientifique, ils connaissaient juste par coeur le narratif du GIEC et de Carbon4. A chaque fois que mon fils démontait l’argument mis en avant par une carte (ce qui dans les faits était plutôt facile), les animateurs bafouillaient, et renvoyaient le célèbre argument du consensus porté par des « milliers de scientifiques de tous les pays ». Au bout de deux heures de ce régime, un des animateurs a perdu ses nerfs et a qualifié mon fils de climatodenialiste et qu’il ferait un rapport à sa direction. Mon fils (très joueur !) et ses copains ont continué le massacre (au sens intellectuel s’entend). La journée fut éprouvante pour les animateurs. Bref, la fresque c’est mal déroulée…

    Environ 48h plus tard, mon fils et un autre collègue ont été convoqués par leur N+2. En gros, ce chef de département leur a dit en off qu’il était contre cette « ridicule fresque du climat » mais que cela venait de « plus haut », et qu’ils étaient maintenant « marqués ». Sous entendu que dans leur dossier il y avait une mention en rapport avec « cet incident ». Bref, officiellement il les recevait pour un remontage de bretelles, officieusement il les a félicité tout en disant qu’ils ne pouvaient pas le reconnaître…

    En décembre, sans rapport avec cette journée, mon fils a démissionné et bosse maintenant pour une PME dans le secteur aéronautique où visiblement les gens ont bien plus les pieds sur Terre et où, pour le moment, les conneries type fresque n’ont pas leur place…

  10. La Hire,
    Et ils se plaignent de Trump dans leur « Stand-up for science » !
    C’est la « science » au pas de l’oie : pour eux « science » = « dogme », et donc répression pour les déviants climatiques (au passage, tu parles de défense de la « diversité » dans ce culte autoritaire de la pensée unique)…
    Sinon, effectivement, comme vous le dites si justement, rien ne vaut de travailler dans l’aéronautique pour garder… les pieds sur terre, et c’est un ancien élève-pilote d’aéronavale qui vous le dit 🙂 …
    Climatiquement vôtre.

    • Comment ça, Climatiquement vôtre ?
      Je suis en droit de vous demander des droits d’auteur ! Non mais 😂😂
      Climatiquement vôtre, quand même JEAN

  11. La Hire, merci pour votre analyse.
    La mise en garde de votre fils est un bel aveu. Si on n’a rien à se reprocher, on ne « menace » pas. Et quand on n’a pas assez d’argument, on joue la carte de la propagande. Je pense que c’est ce matraquage insupportable des médias sur le RCA qui sonnera le glas de ce délire. C’est du Galilée, version XXIe siècle !
    Il est bien évident que des gens comme Jean-Marc Jancovici, face à de vrais scientifiques comme Richard Lindzen, évitent tout débat où leurs théories seraient vite démontées par les faits.

  12. @La Hire
    voir le post ci dessus et ma réponse au bigre qui cite votre post à vous ; j’ai cherche le nom de Jancovici dans votre poste et j’ai pas trouvé
    Pensez vous comme lui que Jancovici n’est pas un scientifique

    • @Frrederic Sommer

      Bonjour, je ne parle pas directement de Jancovici dans mon message, mais il est bien présent puisque la fresque du climat et l’entreprise Carbon 4 sont à son initiative et qu’il pilote tout cela.

      Ce monsieur, indubitablement malin, a senti le filon il y a quelques décennies. Sa société Carbon 4, associée à plusieurs holdings, ne publie pas ses comptes (ce qui est contraire à la loi ) mais doit générer un CA très confortable (estimé à +/- 16M€) attendu que dans les faits il vend un blanc seing aux grandes entreprises. Celles qui sont en contrat avec lui son plus protégées de la vindicte des groupes climato-ecolo… Un système mafieux qui vend de la protection !

      Et aujourd’hui il a réussi à s’enrichir sur la peur climatique, à l’image de son homologue américain Al Gore (aujourd’hui multimillionnaires grâce aux bons carbone), et de milliers d’autres stars de ce business.

      Est-il scientifique ? Oui, il en a la formation et maîtrise suffisamment le sujet pour faire illusion.

      Bien à vous,

      • Merci La Hire , on est bien d’accord , mais vu qu’il est un promotteur des énergies quelles q’uelles soient , comme il est très pour le nucléaire , je veux bien qu’il convaique les électriciens comme il a fait avec les pétroliers

      • « Jean-Marc Jancovici dit à Reporterre toucher à Carbone 4 un salaire d’environ 10 000 euros. »
        25 mai 2021
        Et vive le « carbone », la vache à lait des écolos-bobos-intellos !

        • « Et vive le « carbone », la vache à lait des écolos-bobos-intellos ! »

          Surtout dans l’une de ses deux formes pures cristallisées, le diamant (système cubique), l’autre étant le graphite (système hexagonal). Taillé en forme » brillant » (57 facettes), son prix varie entre 5 000 et 25 000 euros le carat (0.2 gramme), suivant sa pureté (Clarity et Color) et la qualité de sa coupe (Cut)

        • @Lucien,

          10 000 € nets /mois auxquels vous pouvez rajouter des dividendes, divers frais, divers placements par capitalisation dans le cadre de la loi Madelin par exemple, et enfin le potentiel de revente de ses parts. Sur le fond rien à redire, il est chef d’entreprise il tire donc les fruits de son travail. Sur la forme, sa fortune s’est faite sur le mensonge climatique en surfant sur les milliards de subventions (nos impôts) déverser dans le tonneau climatique. Ce qui peut poser question… Mais il n’est pas le seul dans ce cas là…

          Encore une fois il a été très malin et sa fortune, ainsi que celles de ses enfants, est faite ! Mais qu’il ne vienne pas nous jouer les « père la moral » concernant l’écologie, la planète le climat et autres idéologies…

  13. Ce qui est « marrant », c’est tous ces écolo-bobos qui accusent le CO2 de réchauffer, alors qu’ils passent leur temps à créer des sites web pour mobiliser très cette « fresque du climat » ridicule et infantile. Quand on sait que le Web est un énorme pollueur, il y a une belle dichotomie. C’est comme interdire les Diesel en ville alors qu’on développe le tourisme spatial et qu’on construit des paquebots pour entasser 10 000 personnes qui prendront des cars pour aller visiter. Du moment que ça rapporte, on ferme les yeux. Mais pour pénaliser le citoyen qui va travailler avec sa voiture âgée, on est fortiches !

  14. Le christianisme est la plus grande religion mondiale, comptant environ 2,6 milliards d’adeptes selon les statistiques de 2024 et il y a environ 2,05 milliards de musulmans dans le monde, représentant près d’un quart de la population mondiale. Quel rapport avec ce qui nous occupe ici ? Aucun…si ce n’est que les premiers croient toujours qu’un bonhomme a marché sur l’eau il y a 2000 ans, et les seconds qu’un berger et caravanier analphabète a rédigé sous la dictée divine l’ouvrage qui régit la conduite de leur vie civile, pénale et religieuse depuis 1400 ans…
    Alors on peut toujours croire à la montée des eaux, à la disparition des cultures, des espèces, aux méga-cyclones bref à l’Apocalypse climatique, elle en vaut bien une autre…
    On n’éradiquera pas une croyance par une avalanche de chiffres et de démonstrations scientifiques…
    D’ailleurs les dirigeants et porte-parole de EELV ne sont ni physiciens, ni géologues, ni biologistes ni ingénieurs bref sont ignorants des sciences « dures ». Dès lors à quoi bon s’encombrer du doute et de la remise en question propres à tout scientifique de formation, du moment que le dogme suffit à accabler l’homme blanc, industrieux et capitaliste…
    Pour finir un propos rassurant à l’adresse des intégristes climato-réchauffistes :
    ne vous inquiétez pas, d’ici à ce que les océans montent de 30 cm, nous, les vivants d’aujourd’hui, nous serons tous morts… y compris Mr. J et sa sa société aux 16 millions d’euros de chiffre d’affaire et qui, pour autant qu’il soit un scientifique, est à n’en pas douter un excellent commerçant…comme pour les assureurs, le CO2 n’est manifestement pas pour lui un drame absolu…

    • «  » » » Mr. J et sa sa société aux 16 millions d’euros de chiffre d’affaire «  » » » »
      Comme quoi , on peut être scientifique et capitaliste en même temps ; l’inverse est plus difficile

    • Aucun…si ce n’est que les premiers croient toujours qu’un bonhomme a marché sur l’eau il y a 2000 ans, et les seconds qu’un berger et caravanier analphabète a rédigé sous la dictée divine l’ouvrage qui régit la conduite de leur vie civile, pénale et religieuse depuis 1400 ans…

      Votre vision du divin est quelque peu terre à terre. Individuellement, l’homme n’est rien (« tu retourneras en poussière »), mais collectivement, il célèbre la divinité qui l’a créé, un peu comme l’oiseau le matin au printemps. Notre Dame, la mosquée bleue ou le Taj Mahal en sont de bons exemples. Et, malgré les différences de culture, on peut trouver un point commun entre le chant du muezzin cinq fois par jour depuis le minaret (« Dieu est grand ») et celui de la soprano (décédée à 25 ans) Patricia Janeckova interprétant le sublime « Laudate dominum » mis en musique par Mozart, dont la signification est à peu près la même.
      Dieu est Dieu, nom de D… !

        • La religion, étymologiquement, c’est ce qui relie l’homme à Dieu. Dans ce que vous évoquez, on serait plutôt du côté humanité, hélas.

          • En fait il y aurait deux étymologies à « religio » :
            – l’une (Comte, Durkheim) viendrait de « religare » : « relier », pas tant les hommes au dieu, que les hommes entre eux, à travers des croyances partagées et des rites communs, le dieu étant en quelque sorte « produit » par le rite, issu du rite ;
            – l’autre (Cicéron) proviendrait de « re-legere », avec le sens de recueillir, col-liger (cum-legere) avec attention, scrupule : l' »homo religiosus » est un homme fondamentalement scrupuleux, notamment dans l’observation des rites et le respect dû aux dieux (et l’on connaît tout le côté superstitieux des Romains).

            Les deux étymologies (peut-être y en a-t-il d’autres ?) s’adaptent parfaitement à la néo-religion écologiste, mais le dieu, ou plutôt la déesse, est ici devenu la « Nature » hypostasiée, la Grande Déesse Mère (Gaïa, ou Cybèle), la Magna Mater, ou plutôt beaucoup plus platement la « Planète » victime de pratiques sacrilèges et à laquelle le juste culte écologique n’est plus rendu…
            Cette « Nature » bienfaisante, abstraite, perçue comme une vague divinité afadie au principe de la Vie (afadie par rapport à Cybèle bien sûr), s’oppose totalement à la nature concrète qui entoure la communauté humaine, la forêt hostile qui cerne et menace le village, domaine du sacré (c’est à dire du monstrueux) où habitent les dieux qu’il faut se concilier par la pratique de sacrifices, de processions et autres rites propitiatoires, ou objets apotropaïques… et l’on sait tous les débordements et les excès dont fut l’objet le culte de Cybèle selon le rite anatolien sévèrement réprimé par l’aristocratie romaine bien pensante…
            En fait cette humanisation « béni oui oui » et très disneylandesque de la Nature, perçue comme uniquement et platement bienfaisante pour l’humanité qui doit s’effacer devant elle, correspondrait à l’ultime avatar d’un afadissement progressif et d’une désacralisation de la Nature primitive, passée par l’étape intermédiaire de la divinisation mythologique, celle des grandes forêts des origines et tout leur mystère menaçant et mortel contre lequel l’homme doit (toujours) se prémunir…

            La Nature n’est ni bonne, ni mauvaise, il convient seulement de l’observer, de la protéger et de la combattre selon les cas dans l’intérêt premier de l’Humanité.
            La conception actuelle correspond bien à l’aplatissement généralisé de la grande vision sacrée du monde (qui avait pour premier souci la protection et la survie de la communauté humaine), et même à son inversion : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », surtout Dame Nature, sauf l’homme qui n’est plus la priorité et qu’il faut même combattre, voire détruire quand il devient nuisible puisqu’il n’est plus premier dans l’échelle des espèces, selon l’antispécisme… ou quand l’homme au bout de son évolution qui est dégénérescence cherche à se détruire : la « religion écologiste » ou l’anti-religion de l’humanité.

          • Je voudrais ajouter quelques précisions à mon propos précédent pour le rendre plus compréhensible :
            – « La grande forêt primitive », lieu du sacré par excellence, est l’autre nom de l’océan, du désert, de la montagne, de la steppe, de la Grande Prairie etc.
            – Cette « anthropomorphisation » de la Nature vue comme une déesse uniquement bienfaisante ayant perdu toute dimension menaçante et donc sacrée, rendue à sa simple « étendue » ou à son visage platement étalé et béatement souriant (bien que souffrant de la maltraitance des hommes : une Cybèle devenue une simple « maman » en quelque sorte malmenée par ses enfants) et aux exigences de laquelle il faudrait toujours dire « oui », n’est pas sans cacher une grande violence derrière l’infantilisme de façade, comme toute simplification à outrance d’une idée : on le voit bien dans les dérives des actions des ONG écologistes ultras ou dans « l’antispécisme » que je considère comme l’entéléchie de l’écologisme (l’écologisme portée à sa quintessence, pleinement réalisé).
            – On peut peut-être retrouver les traces d’un culte orgiastique rendu à Cybèle dans le comportement de certaines ménades écoféministes.
            – Les grandes religions monothéistes (et le christianisme particulièrement) ont été les premières à évacuer le sacré de la Nature et à faire rentrer l’humanité dans l’ère de la « sécularisation » : le Dieu créateur est hors de la Nature, il s’est retiré au ciel et ne se cache plus dans les forêts, les arbres ou les sources. Certes Dieu est descendu sur terre parmi les hommes pour les racheter et les rendre à leur dimension divine, mais le centre de la préoccupation religieuse s’est complètement déplacé sur l’homme et le salut de son âme individuelle : l’homme n’est plus placé « en situation » dans la nature comme c’était le cas dans le paganisme (qui n’est pas l’athéisme, faut-il le rappeler), le dialogue Homme-Nature a été rompu pour se centrer désormais sur le face à face Homme-Dieu, un Dieu tout intérieur développé particulièrement dans la mystique (« interior intimo meo et superior summo meo »). Voir là-dessus, avec des nuances, les développements de Max Weber et de Marcel Gauchet sur « Le désenchantement du monde ».
            – La nouvelle religion écologiste foncièrement antihumaniste a, elle, chassé l’Homme de sa position centrale dans le monde, malgré l’intérêt apparent qu’elle semble y porter « pour son avenir et celui de ses enfants », elle l’a fait tomber de son piédestal pour donner la priorité absolue à l’ « environnement » s’il le faut au détriment de l’homme : les animaux aussi ont un « environnement », les hommes ont un « monde » avec une cosmogonie… L’homme est devenu un simple animal dont la vie n’a pas plus de valeur que celle d’un moustique ou d’un têtard, peut-être moins même, comme on l’a vu à Valence, et le monde a disparu pour faire place à la « planète » qui est le monde sans l’homme…
            – L’environnement doit être protégé quand il ne menace pas l’homme, la pollution sous toutes ses formes combattue (je ne parle pas du CO2 qui n’est pas une pollution), mais pour cela nul n’est besoin du fatras écologiste (et de toute son emphase mystico-politique) qui n’a pas le monopole de l’écologie, la vraie…

  15. @Danielqui a écrit
    «  » » » » » »une preuve éclatante de la thèse centrale, la responsabilité humaine dans une hausse actuelle des températures «  » » » » » »

    «  » » » » » »Si quelqu’un en a une, je suis toujours preneur ! » » » » » »
    Personnellement , j’en ai deux
    -premièrement , on est de plus en plus nombreux sur Terre
    – deuxièmement , comme notre température est de 37°C et celle de la Terre de 15°C , on réchauffe le globe

  16. Quand on voit ce genre de vidéo propagandiste, c’est aberrant. Et allez hop, la France sera l’Afrique en 2050, quand Météo France prédit un week-end pluvieux trois jours avant et qu’on n’a pas vu la pluie.
    https://www.youtube.com/watch?v=GsrXF6frqiI
    Ils sont toujours à extrapoler… La montée des eaux, pour peu qu’elle soit prouvée, est insignifiante à l’échelle d’une vie humaine.
    On nous annonce depuis belle lurette l’absence de neige. Je vis en Savoie et l’hiver 2024-25 a été très enneigé dans les stations qui ont fait le plein. Je vois encore de chez moi une belle couche blanche sur le massif de Belledonne.
    L’émission « C dans l’air » fait toujours appel à des personnes qui sont du même bord. Il n’y a aucune opposition. Or, la science est de confronter ses découvertes pour avancer, comprendre…

  17. LA HIRE1 avril 2025 at 17 h 02 min
    Je pense que Jancovici est autant climato réaliste que vous ; mais il sait jouer dans les deux clubs et peut-être il gagnera dans le club des climato réalistes qui finiront par donner un grand coup de pied aux promoteurs des panneaux solaires et des éoliennes

  18. Pour compléter mon post en réponse à Daniel

    @Danielqui a écrit
    « » » » » » »une preuve éclatante de la thèse centrale, la responsabilité humaine dans une hausse actuelle des températures « » » » » » »
    on devrait dorénavant changer le terme « ilôts de chaleur urbains  » par « ilôts de chaleur humaine « 

  19. Je tombe par hasard sur ce site de climatosceptiques, je suis moi-même fresqueur (climat et biodiversité). Si vous pensez que le climat se porte bien et que la biodiversité ne fait que prospérer alors n’hésitez pas à faire une contre-fresque sur ces sujets et invitez-moi, j’en serai ravi.
    Je reste très ouvert à tous les arguments et serai donc très intéressé par une structuration complète de vos recherches plutôt que par du dénigrement carte par carte de la fresque existante…
    Cette proposition n’est pas ironique, elle est réelle…
    Merci !

  20. Bonjour, Fv77380, et bienvenu sur ce site.
    « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », disait Rabelais. Les personnes « climato-réalistes » ne disent pas forcément détenir la vérité tellement le climat est complexe, mais voici un vidéo qui explique tout cela de façon rationnelle. Si vous avez 52 mn à lui consacrer…
    https://www.youtube.com/watch?v=wJDsqxyTuHM

  21. @FV77380,

    Cher monsieur (madame ?) qui se cache derrière un pseudo, soyez le bienvenu sur ce site qui regroupe principalement des gens de science, ou qui en porte intérêt, se qualifiant non pas de climatosceptiques mais de climato réalistes, par opposition, si je puis dire, au climato alarmistes dont visiblement vous faites parti…

    En préambule, je ne serai que trop vous conseiller mon livre Climat de peur, où vous trouverez nombre de réponses sourcées : https://www.fnac.com/a17655071/Jacques-Laurentie-Climat-de-peur

    « Si vous pensez que le climat se porte bien » : Alors, dans les faits le climat ne se porte ni bien ni mal… Il est le climat avec ses variations.

    Comme vous pouvez le voir l’association des climato réalistes publie des milliers d’études et analyses de la part de scientifiques, d’universités et de centres de recherche, reconnus et publics , qui mettent en perspectives ce qui est dit du climat par l’IPCC et divers organismes comme le votre. L’idée étant bien de faire naître le débat là où, en France particulièrement, l’opposition aux thèses, souvent fantaisistes, s’avère interdite. Ce qui, heureusement, n’est pas le cas dans de très nombreux pays, comme les USA, la Chine, la Russie, l’Inde, l’Afrique, etc.

    Pour résumer, nous estimons que :
    – Personne ne peut en l’état prédire l’état du climat dans 50 ou 100 ans, surtout lorsque l’on nous « vend » des variations de température au dixième de degrés près ! Nous sommes là plus dans la divination que dans la science. Les équations dites chaotiques utilisées sont très très très loin d’être fiables et surtout sont réglées pour arriver aux résultats souhaités (cf. polémiques sur le sujet des réglages, même le CNR met en cause ce point).
    – Le climat n’a pas de réglage.
    – Les rapports aux décideurs sont des montages politiques qui souvent s’éloignent du contenu des rapports AR.
    – La variation à la hausse de température constatée, n’est qu’une réponse standard faisant suite au PAG.
    – Cette variation n’a pas pour cause l’Homme et encore moins le CO2, d’autres pistes bien plus solides, comme les nuages et l’albedo ont été sciemment écartées par l’IPCC.
    – L’IPCC a été créée sous la demande conjointe de Ms Thatcher et Mr Reagan dans un but uniquement politique (reprendre l’histoire).
    – Une hausse de température est une bonne chose pour nos sociétés et les humains.
    – Par le passé nous avons déjà eu plusieurs épisodes d’optimum thermique.
    – L’IPCC n’a pas été créé pour étudier le climat, mais, selon son objet officiel, étudier l’influence de l’Homme sur le climat. Ca change tout !
    – Les catastrophes prédites par l’IPCC depuis 40 ans n’ont jamais eu lieu (cf. les rapports annuels des assureurs).

    Je m’arrête là pour des raisons de facilité de lecture, mais la liste pourrait continuer ainsi longtemps…

    Bien à vous

    J Laurentie

  22. « Si vous pensez que le climat se porte bien… »
    Avec ce point de départ anthromorphique, il me semble que le débat et sa fresque n’auront pas un grand avenir.

  23. Fv77380
    2 avril 2025 at 9 h 59 min

    La contre fresque , vous l’avez ici; mais je crois que vous n’êtes pas très intéressé à y participer , puisque un seul commentaire ; concernant le climat dites nous en trois lignes ce qu’il faut faire ; concernant la biodiversité , cela sera peut-être un peu plus long et je vous comprend .
    L’agriculture , c’est devenu une industrie , qui fonctionne avec de plus en plus de machines , de moins en moins de main-d’oeuvre et de plus en plus d’engrais et de pesticides et on se demande pourquoi: pour augmenter le prix des salades et des légumes ?

  24. Pour une fois, je ne suis pas tout à fait en désaccord avec vous… les fresques, c’est parfois un peu n’importe quoi, avec des intervenants idéologisés et pas à la hauteur. C’est très facile, quand on connaît un minimum les trucs et astuces habituels du déni de science, de désarçonner ces gens et de faire complètement dérailler cet « exercice ». Et tant mieux, ils n’ont qu’à être à la hauteur, parce que les « arguments » climato-sceptiques sont vraiment bêtes et incohérents, et avec un minimum de compréhension physique, ce n’est pas très compliqué de les contrer.

  25. @Arsene qui a dit
    «  » » » » les « arguments » climato-sceptiques sont vraiment bêtes et incohérents, et avec un minimum de compréhension physique » » » » »
    merci pour les arguments mis entre parenthèse
    J’aimerai quand même vous dire que le climat ne dépend pas que de la physique ; je dirai même que la physique n’ apporte qu’une part de l’explication des variations climatiques qui font intervenir autant la chimie , la géologie , la biologie et ne parlons pas de la planétologie
    La compréhension et la prévision des climats se base sur la paleoclimatologie alors que la physique ne sert qu’à faire des prévisions qui ignorent la tectonique, la volcanologie, l’océanographie et si je me permet de le dire, l’évolution des réserves d’énergie fossile et de l’humanité qui en dépendra

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